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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 22:16

Un article très intéressant sur l'implication d'Israël dans le trafic d'armes en Afrique, et donc à l'alimentation des tueries inter-ethniques qui peuvent s'y dérouler. Tout cela pour l'argent...

 

 

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Vu sur le site almanar.com 
 
« Là où il y a des contrats d’armes illégaux , vous trouverez toujours une implication israélienne » !
C’est du moins ce qu’a conclu , l’éditorialiste au quotidien Haaretz, Yossi Melman, spécialiste des questions de défense dans son dernier article (16-09-2010) sur le président nigérien Goodluck Jonathan qui a démis de leurs fonctions  le  chef d'état-major de l’armée nigérienne et le commandant en chef  de l'armée de l'air, de mer et de terre de son pays, suite à  leur implication dans une affaire de corruption concernant des contrats d'armement avec l’entité sioniste !
 
 
Selon Melman, ces deux hauts-responsables nigériens ont  autorisé à des sociétés de signer des contrats d’armements d'une valeur de plus d'un milliard de dollars avec « Israël ».  
Se basant sur divers articles parus dans les  médias nigériens, Mehlman affirme que ces contrats étaient « corrompus » car ils incluaient  l'achat d'équipement militaire périmé .
En fait, le scandale de cette affaire touche essentiellement  l'ancien président nigérien le général Ibrahim Babangida et son secrétaire Ahmed  Eli  qui a été dans le passé ministre de la défense.
En effet,  Babangida et Elie sont considérés au Nigeria comme les principaux fournisseurs officiels d'armes et d'équipement militaire de l'armée nigérienne. Or, il s’est avéré que  Babangida est le réel propriétaire de  la société Suncraft , dirigée par un marchand d'armes d'origine libanaise Sami Haydar. Tandis que la société Doiyatec Communication revient à un marchand d'armes israélien Amit Sadeh, qui réside  au Nigeria et est proche des dirigeants du pays.
Selon un rapport de presse cité par Mehlman, Sadeh a une relation très intime avec Elie, il serait même son contact. Selon un autre rapport la société Doiyatec Communication se compose en fait de sept sociétés, que Sadeh possède  en partie ou est partenaire.
Selon Mehlman, la plus grande transformation dans la vie de Sadeh a eu lieu il y a six ans, quand il a négocié un contrat d’armements d'un milliard de dollars incluant de petits avions, y compris des drones militaires  et des bateaux sans pilote avec la campagnie israélienne Aeronautics Defense Systems of Yavneh !
 
A cette époque, les autorités nigérienes ont ouvert une enquête sur l'affaire soupçonnant le président de l’époque  Obasinjo, qui a entériné l'accord en secret juste avant les élections, en échange d’ un pot de vin.
Depuis lors, Sade a intensifié ses activités au Nigeria, en particulier dans les contrats d'armement avec « Israël ». Il cache les nombreuses clauses de l'entente précédente entre les sociétés israéliennes et les marchands d'armes, en raison de règles strictes de l'Organisation de coopération économique internationale . 
 
Cet épisode illustre la nature actuelle des relations entre « Israël » et les pays d'Afrique subsaharienne, du moins sur le plan sécuritaire. Officieuses, aléatoires, elles obéissent en priorité à une logique d'intérêts politiques et économiques. Comme dans beaucoup d'autres zones géographiques instables, les Israéliens ont su faire valoir leur expérience militaire. « Aujourd'hui, des dizaines de sociétés de sécurité travaillent sur ce continent, toutes dirigées par d'anciens officiers de Tsahal, explique le journaliste d'investigation Ronen Bergman (éditorialiste au Yediot Aharonot). La présence israélienne y est exclusivement privée, c'est un phénomène qui remonte aux années 1970.»
 
Au lendemain de la guerre de Kippour (1973), lorsque la plupart des pays africains rompent leurs liens avec l’entité sioniste, le Mossad décide de se substituer aux diplomates en servant d'interlocuteur auprès des dirigeants africains et des mouvements d'opposition. Isole sur la scène internationale, Israël cherche avant tout à bénéficier d'appuis au sein de l'ONU. « C'est a ce moment-la que les hommes d'affaires et les marchands d'armes israéliens ont fait irruption en Afrique », raconte l'ancienne députée Naomi Hazan. Au Liberia, au Zaïre, au Togo ou encore au Cameroun, des centaines d'instructeurs israéliens commencent à assurer la formation de gardes présidentielles et d'unités d'élite. A la fin des années 1970, plus d'un tiers des ventes d'armes israéliennes se réalise sur le continent noir.
 
NIGERIA, KENYA, ETHIOPIE AUSSI...
 
En  septembre 2009, Avigdor Lieberman est effectue une tournée africaine. Officiellement, la visite du chef de la diplomatie israélienne visait à renforcer la coopération sur le plan agricole et proposer des solutions liées à la purification des eaux. « II ne fait aucun doute que le plus important pour l’Afrique, c'est la lutte centre la pauvreté et la sécheresse, pas les armes », déclarait Haim Dibon, l’un des proches de Lieberman. Ce déplacement officiel cachait néanmoins d'autres ambitions moins avouables. Au sein de la délégation israélienne figurent une équipe du Mossad, des représentants du Sibat, l'organisme en charge des exportations d'armes israéliennes, de même que plusieurs responsables d'industries de défense, comme les sociétés Elbit, Soltarn, Silver Shadow et l’Israel Aerospace Industries (IAI).
 
Les pays visités par Avigdor Lieberman représentent quant à eux un intérêt sécuritaire majeur:
 
Le Nigeria, principal producteur de pétrole en Afrique, en proie à une rébellion dans le Delta et des conflits communautaires dans l’Etat de Plateau, et dont les ventes d'armes ont rapporté 500 millions de dollars à « Israël » ces dernières années.
 
Au Kenya, cible par le passé de plusieurs attentats, la coopération antiterroriste a été longuement évoquée.
 
 Enfin, l'Ethiopie, partenaire stratégique de l’entité sionsite, est positionnée sur la Corne africaine, au carrefour de la mer Rouge, a proximité du Soudan et de l'Egypte, un axe où l’Iran fait régulièrement transiter ses cargaisons d'armes à destination du Hamas et du Hezbollah, selon des obseravteurs israéliens .
 
Pour Yossi Melman , «  là ou il y a de l'argent, il y a des armes israéliennes ».
Ce spécialiste des questions de défense avait déjà révélé les activités de la société de sécurité privée Global CST en Guinée.
 
En décembre 2008, lorsque le capitaine Moussa Dadis Camara s'autoproclame successeur du défunt président Lansana Conte, il fait face à la méfiance qu'éprouve à son égard une partie de la population.
N'accordant guère plus de confiance à l’armée guinéenne, dont il est pourtant issu, le chef de la junte décide de s'attacher les services d'un expert en sécurité qui assurera l'encadrement de sa garde prétorienne, les Bérets rouges.
Via le diamantaire israélien Beny Steinmetz, qui possède une mine d'exploitation en Guinée, Dadis Camara reçoit Israël Ziv, patron de la société privée Global CST. Ancien commandant des forces spéciales, Ziv possède un profil impressionnant. Connu pour avoir encadré l’armée colombienne lors de la libération d'Ingrid Betancourt, il a également servi de conseiller militaire en Géorgie en 2008, juste avant que n’éclate la guerre en Ossétie du Sud. Dadis et Israël Ziv concluent un accord qui s’élève à 10 millions de dollars.

Mais la transaction est illégale : « Ziv a vraisemblablement agi sans le feu vert du ministère israélien de la Défense et a enfreint les régies d'exportation d'armes », explique Yossi Melman. Si le gouvernement israélien a décidé d'ouvrir une enquête, l'affaire est d'autant plus embarrassante que Global CST n'a pas remis en question sa coopération avec Dadis Camara après la répression sanglante de l'opposition, le 28 septembre 2009. « La société Global emploie toujours en Guinée des experts militaires, agricoles, des conseillers politiques et toutes sortes d'ingénieurs civils », affirme Yossi Melman.
 
STRATEGIE D'INFILTRATION

 

A défaut d'y avoir déterminé une politique claire, les Israéliens ont, semble-t-il, opté pour une stratégie d'infiltration en Afrique. Ainsi, l'aide militaire proposée par des entrepreneurs privés ou publics ne constitue souvent qu'un premier pas.

En septembre 2002, cette logique est a l’œuvre lorsque le président ivoirien, Laurent Gbagbo, fait face à une offensive rebelle. Déçu des Français et à la recherche d'un appui militaire, le chef d'Etat ivoirien se tourne vers son fidèle avocat parisien Sylvain Maier,
qui le met en contact avec plusieurs spécialistes israéliens. En quelques semaines, Laurent Gbagbo obtient la livraison d’hélicoptères, de drones tactiques et de matériel d’écoute. Une cinquantaine d'experts israéliens du renseignement opèrent alors à Abidjan pour espionner les communications des rebelles.
 
 
« Les Israéliens sont derrière tous les conflits en Afrique », s'écriait en aout 2009 le colonel Kaddafi, en marge d'un sommet de l'Union africaine, à Tripoli. La réalité est autrement plus subtile. Très réactives, habituées aux situations de crise, les entreprises israéliennes sont souvent les premières à proposer leurs services à des pays en guerre: conseil militaire, soutien logistique et armement.

Avec seulement neuf ambassades en Afrique, l’entité sionsite  a recours  au secteur privé pour exister sur ce continent.

 

source :    http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=154488&language=fr

 

 


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commentaires

Dominique 13/10/2010 02:14


Les véritables musulmans ne commercent pas avec l'entité qui est Chaïtan mais malheureusement hormis l'Algérie et la libye,l'Afrique largement musulmane ne cesse d'avoir des relations" avec ceux
qui ont encouru la colère de Dieu".
Et ces pseudo-musulmans récitent la fatiha cinq fois par jour!


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